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Pitch deck : la structure, slide par slide

Vous devez présenter votre projet et vous ne savez pas quoi mettre dans votre présentation. Voici une structure en douze slides, avec pour chacune l’idée à faire passer et l’erreur fréquente.

Lecture : 6 minutesMis à jour en octobre 2026

Un pitch deck est une présentation courte de votre projet, dont chaque page s’appelle une slide. La structure proposée ici en compte douze. Elle convient à un deck que la personne ouvre seule, sans vous pour le commenter.

À qui s’adresse votre deck, et comment sera-⁠t-⁠il lu ?

Ce deck s’adresse à vos proches, à vos clients, à votre communauté et à votre banquier. Beaucoup n’ont pas de formation financière et l’ouvriront peut-⁠être sur leur téléphone. Écrivez chaque slide avec des mots courants, de façon qu’elle se comprenne sans explication orale.

Pour le vérifier, envoyez le deck à une personne qui ne connaît pas le projet et demandez-⁠lui de vous le résumer le lendemain. Réécrivez les slides qu’elle a oubliées ou mal comprises.

Quelles slides, et dans quel ordre ?

L’ordre suit les questions qu’une personne se pose en découvrant un projet. Chaque slide répond à une seule question.

N°SlideLa question à laquelle elle répond
1CouvertureDe quel projet s’agit-⁠il, et qui me l’envoie ?
2Le pitch en une phraseQue faites-⁠vous, et pour qui ?
3Le problèmeQuelle difficulté voulez-⁠vous résoudre ?
4La solutionQue proposez-⁠vous, concrètement ?
5La preuveQu’est-⁠ce qui montre que cela intéresse quelqu’un ?
6Le marchéCombien de personnes sont concernées ?
7Le modèleComment le projet gagne-⁠t-⁠il de l’argent ?
8L’équipeQui porte le projet, avec quelles compétences ?
9Le planQue se passe-⁠t-⁠il dans les prochains mois ?
10La demandeQue cherchez-⁠vous, et pour quoi faire ?
11À savoirQu’est-⁠ce qui peut mal se passer ?
12ParticiperQue puis-⁠je faire maintenant ?

Que dire sur chaque slide, et quelle erreur éviter ?

Les exemples qui suivent sont fictifs.

  1. Couverture. Le nom du projet, ce qu’il fait en quelques mots, votre nom et la date. Erreur fréquente : un logo seul, sans un mot sur ce que fait le projet.
  2. Le pitch en une phrase. Qui vous aidez, et à faire quoi. Par exemple : « Nous livrons chaque jeudi un panier de légumes aux salariés de la zone artisanale, sur leur lieu de travail. » Erreur fréquente : une phrase qui pourrait décrire dix autres projets.
  3. Le problème. Une situation précise, vécue par une personne précise. Pour un atelier de retouche : « Dans notre commune, faire reprendre un pantalon demande douze jours et vingt minutes de route. » Erreur fréquente : un problème général, que personne ne rencontre dans sa semaine.
  4. La solution. Ce que le client reçoit et comment cela se passe pour lui, étape par étape. Erreur fréquente : la liste des fonctionnalités à la place du parcours du client.
  5. La preuve. Un fait qui montre que le besoin existe : des ventes, une liste d’attente ou un mois d’essai. Si vous n’en avez pas encore, écrivez-⁠le et dites ce que vous allez tester. Erreur fréquente : présenter les encouragements de l’entourage comme une preuve.
  6. Le marché. Le nombre de clients que vous pouvez toucher, avec le calcul. Pour un camion de restauration : le nombre de salariés présents à midi à moins de dix minutes à pied. Erreur fréquente : un chiffre national sans rapport avec votre zone.
  7. Le modèle. Qui paie, combien, à quelle fréquence, et ce que chaque vente vous coûte. Erreur fréquente : annoncer un chiffre d’affaires sans montrer le prix et le nombre de ventes qui le composent.
  8. L’équipe. Qui fait quoi, et ce qui, dans le parcours de chacun, sert le projet. Indiquez aussi la compétence qui vous manque et comment vous comptez la trouver. Erreur fréquente : des titres de poste sans aucun fait derrière.
  9. Le plan. Trois ou quatre étapes datées sur les douze prochains mois, chacune avec un résultat vérifiable. Erreur fréquente : un calendrier sur cinq ans dont aucune étape ne peut être contrôlée.
  10. La demande. Ce que vous cherchez, et sa répartition par poste. Un repreneur de garage écrirait : « 60 000 €, dont 35 000 € pour le pont élévateur et 25 000 € pour le stock de pièces. » Erreur fréquente : un montant rond, sans détail.
  11. À savoir. Deux ou trois risques, dits simplement, avec ce que vous faites pour les réduire. Par exemple : « Nous dépendons d’un seul fournisseur. Nous en testons un second d’ici juin. » Erreur fréquente : supprimer cette slide. Un lecteur qui ne trouve aucun risque dans le deck se demande si vous les avez vus.
  12. Participer. Ce que le lecteur peut faire maintenant et comment vous joindre : un rendez-⁠vous ou une réunion d’information à une date précise. Erreur fréquente : finir sur « Merci » sans indiquer la prochaine étape.

Comment présenter le projet à l’oral, en une phrase, trente secondes ou deux minutes ?

Commencez par la phrase de la slide 2. Lisez-⁠la à une personne extérieure au projet. Si elle vous répond « c’est-⁠à-⁠dire ? », la phrase est encore trop vague.

Pour la version de trente secondes, placez le problème avant la phrase et une preuve après. Exemple fictif : « Les salariés de la zone artisanale sortent du travail après la fermeture du marché. Nous leur livrons chaque jeudi un panier de légumes sur leur lieu de travail. Pendant six semaines d’essai, 38 personnes ont commandé et 29 ont commandé de nouveau. »

Pour la version de deux minutes, ajoutez le modèle, le plan et la demande, soit les slides 7, 9 et 10, puis terminez par la prochaine étape. Vous obtenez le résumé oral du deck, dans l’ordre des slides.

Quelle forme donner aux slides ?

  • Une idée par slide. Le titre est une phrase complète qui porte cette idée : « 38 salariés ont commandé pendant l’essai » en dit plus que « Nos résultats ». Une personne qui ne lit que les titres doit comprendre le projet.
  • Un texte lisible sur un téléphone. Gardez le texte courant au-⁠dessus de 18 points et visez une trentaine de mots par slide. Le détail a sa place dans un document plus long, comme le mémorandum ou le business plan.
  • Une image seulement si elle montre quelque chose de vrai. Une photo de votre atelier ou un écran réel de votre application renseigne le lecteur. Laissez de côté les images décoratives.
  • Jamais de fausse capture d’écran. Si l’application n’existe pas encore, montrez une maquette et écrivez « maquette » en dessous. Un lecteur qui découvre qu’une image était inventée doute ensuite des autres slides.

Et pour ne pas partir d’une page blanche ?

La Scorecard de Prelud pose quatre questions sur votre projet, dans une conversation de quelques minutes, puis donne une note sur 100. Son dossier complet produit un pitch deck exportable à partir de vos réponses. Les douze slides décrites ici vous servent alors de grille de relecture.

Outil de préparation. Ne constitue ni une évaluation financière ni une recommandation d’investissement.

Passez de la méthode à votre projet.

La Scorecard vous pose ses questions et vous donne une note sur 100.

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